Comment adopter une pupille de l’ETAT en France ?

L’adoption d’un enfant est un magnifique parcours, mais le chemin pour avoir un enfant peut être long et rempli de nombreuses démarches administratives sans oublier la longue attente. A la base, l’adoption est un geste d’affection, de tendresse et d’amour qui permet de donner à la fois un enfant à une famille et une famille à un enfant. Elle crée un lien véritable entre l’adoptant et l’adopté. Mais ce lien ne peut exister que si l’adoptant fait une demande express dans le cadre d’une procédure d’adoption.

En France, il existe deux types d’adoption : l’adoption plénière qui octroie à l’enfant une filiation que l’on substitue à la filiation d’origine pour dire que l’enfant cesse d’appartenir à sa famille d’origine. La filiation simple qui donne à l’adopté une filiation qui s’ajoute à la filiation d’origine.

Qui peut adopter ?

En France, la loi prévoit que peuvent adopter : l’époux, de même sexe ou de sexe différent, mariés, depuis plus de deux ans, ou âgés l’un et l’autre de plus de 28 ans, soit une personne âgée de plus 28 ans. La présence d’enfants au foyer ne représente pas d’obstacle juridique. Sus fans le cadre d’une adoption intrafamiliale c’est-à-dire adoption d’un neveu ou de l’enfant d’un conjoint et pour les assistantes familiales qui veulent adopter l’enfant qui vit chez elles au titre famille d’accueil. Pour un enfant venant de l’étranger, seule l’adoption de l’enfant du conjoint peut être faite sans agrément.

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Quel enfant peut-on adopter ?

En France, on peut adopter :

  • Les pupilles de l’Etat (enfants sans filiation connue ou établie, orphelins sans famille, enfants trouvé),
  • Les enfants dont les père et mère ou le conseil de famille ont donner leur accord pour l’adoption ou dont les parents se sont vus retirer l’autorité parentale ;
  • Les enfants ayant fait l’objet d’une déclaration judiciaire de délaissement parental conformément aux articles 381-1 et 381-2 du Code civil.

A l’international, les lois sont différentes de celles de la France, et il est nécessaire de vérifier avant tout projet d’adoption internationale que la législation du pays de l’enfant n’est pas incompatible avec la loi française pour ce qui est des critères d’adoption.

Quelles sont les raisons pour adopter ?

Les motivations d’un postulant et la manière dont ils abordent leur projet diffèrent selon leur situation personnelle et leur passé médical ou affectif. Ces dernières sont susceptibles d’évoluer au fur et à mesure que le projet avance et que les informations sont regroupées. Il faut retenir quelques notions essentielles :

  • L’enfant adopté ne peut être « le ciment » d’un couple qui s’effrite, le compagnon d’un célibataire esseulé,
  • L’enfant adopté ne vient pas remplacer l’enfant qu’on n’a pas eu de manière naturelle.
  • Adopter ne représente pas une bonne adoption : l’adoption est un choix de vie ce qui veut dire que l’on adopte pas un enfant parce que l’on pense qu’il y a trop d’enfants malheureux dans le monde ou pour se donner une bonne conscience.