En tant que victime, on se retrouve projetée dans un univers juridique et médical complexe, et ce, qu’il s’agisse d’un accident de la circulation, d’une erreur médicale, d’un accident du travail ou d’une agression. Dans de tels cas, être accompagné par un avocat expert en droit du dommage corporel n’est pas un luxe, mais bel et bien une nécessité pour garantir la réparation du préjudice corporel dans sa globalité.
L’asymétrie face aux compagnies d’assurance
Afin de proposer une offre d’indemnisation, les compagnies d’assurance prennent rapidement contact avec la victime après un accident. Cette offre cache souvent une sous-évaluation des préjudices, bien que cette démarche semble simplificatrice. En effet, tandis que l’avocat cherche le juste prix de la douleur et du handicap, l’assureur, lui, cherche à limiter ses coûts.
Avoir un avocat pour l’indemnisation des dommages corporels est donc très utile, car il va permettre de rééquilibrer le rapport de force. Afin d’empêcher que la victime ne signe une transaction prématurée et désavantageuse, cet expert va analyser les contrats, identifier les responsables et s’assurer que la responsabilité civile est correctement établie.
L’expertise médicale : le pivot du dossier
L’expertise médicale est ce qui permet l’évaluation des dommages. Un médecin-conseil de l’assurance examine la victime pour lister les séquelles, cet acte est donc un moment crucial.
Pour préparer cet examen, une collaboration se crée entre l’avocat et des médecins-conseils de victimes. Afin de figer le tableau des dommages, l’objectif est d’attendre la consolidation médicale (le moment où les lésions se fixent et n’évoluent plus). Ensuite, il est possible d’évaluer avec précision :
- Le préjudice fonctionnel permanent, ce qui correspond à une atteinte de l’intégrité physique et psychique.
- Le préjudice moral ainsi que les souffrances endurées.
- Les préjudices esthétiques, professionnels ou d’agréments.
La nomenclature Dintilhac : ne rien laisser au hasard
Les avocats s’appuient sur la nomenclature Dintilhac (référentiel élaboré pour identifier, classer et évaluer les différents postes de préjudices corporels subis par une victime) pour obtenir une indemnisation exhaustive. Qu’ils soient patrimoniaux (pertes de revenus, frais de logement adapté) ou extrapatrimoniaux (douleurs, perte de qualité de vie), ce référentiel permet de répertorier l’ensemble des postes de préjudices indemnisables.
Grâce à cet avocat spécialisé, vous avez la garantie que chaque ligne de cette nomenclature soit explorée. S’appuyant sur une jurisprudence constante pour maximiser les montants obtenus, son rôle est de faire en sorte qu’une souffrance vécue se transforme en une demande chiffrée et argumentée.
Procédure amiable ou procédure judiciaire d’indemnisation ?
Bien qu’elle soit souvent privilégiée pour sa rapidité, la voie amiable n’est pas toujours la plus juste. Une procédure judiciaire d’indemnisation sera engagée par l’avocat si l’offre de l’assurance reste insuffisante. Afin de démontrer l’étendue réelle de l’impact de l’accident sur la vie de la victime et de ses proches, la présence de l’avocat est alors indispensable pour plaider devant les tribunaux.
En conclusion, l’indemnisation des victimes est souvent un parcours semé d’embûches techniques. Alors, pour vous assurer que le droit à la réparation intégrale soit respecté, qui vous permettra ainsi de vous reconstruire avec les moyens financiers nécessaires, il est donc essentiel de faire appel à un avocat spécialisé dès les premiers jours.
